La lettre, signée par des dizaines d’artistes, d’auteurs, d’acteurs, de politiciens et de penseurs publics, constitue une réponse directe aux réactions négatives auxquelles Rooney a été confrontée après son annonce qu’elle ne pourrait plus vendre ses livres au Royaume-Uni. Cette décision découle de l’interdiction britannique de Palestine Action, un groupe d’action directe que Rooney soutient avec une partie des bénéfices de ses romans.
Adressée au gouvernement britannique, la lettre ouverte soutient que le traitement réservé à Rooney équivaut à une censure indirecte. Elle affirme que le retrait de ses livres de la vente, fondé sur ce que les signataires qualifient de législation antiterroriste mal conçue et draconienne, constitue une atteinte aux principes fondamentaux de la liberté de parole et d’expression. Les signataires rejettent catégoriquement toute censure, directe ou indirecte, et exhortent le gouvernement à changer de cap en modifiant la législation à l’origine de cette situation.
Les partisans de Rooney comprennent des universitaires et personnalités publiques de renom tels qu’Amitav Ghosh, Namwali Serpell, Naomi Klein et Slavoj Žižek. La lettre comporte également des collègues écrivains, dont Sophie Kemp, Patricia Lockwood et Zadie Smith. De plus, les deux acteurs principaux de la Normal People adaptation ont signé la déclaration, aux côtés du groupe Massive Attack.
Tanjil Rashid, rédacteur culturel du New Statesman, a contextualisé la lettre dans un éditorial d’accompagnement. Dans son article, Rashid s’oppose aux lois anti‑terroristes largement formulées du Royaume-Uni et à la censure en général, s’alignant sur l’appel de la lettre à la restauration des principes de liberté d’expression.