La lettre ouverte, publiée en solidarité avec la campagne Indigo Kills Kids, exige que la PDG d’Indigo, Heather Reisman, et son mari, Gerald Schwartz, se désengagent complètement de l’entreprise ou dissolvent la Fondation HESEG pour les Soldats Solitaires. Les auteurs déclarent qu’ils ne soutiendront plus les événements sponsorisés par Indigo tant que ces conditions ne seront pas remplies.
La fondation HESEG est une organisation caritative canadienne qui accorde des subventions et des bourses d’études aux volontaires étrangers qui s’engagent dans l’armée israélienne. La lettre précise que Reiman et Schwart ont versé en moyenne 5 millions de dollars par an à ces subventions, avec un don spécifique de 4 600 000 dollars enregistré en 2024.
Les signataires soutiennent que la fondation conserve son statut d’organisme de bienfaisance malgré les stipulations de l’Agence du revenu du Canada selon lesquelles le soutien aux forces armées d’un autre pays n’est pas charitable. La lettre cite un rapport de 2025 de
Ce boycott fait suite à une campagne de pression plus large au sein de la communauté littéraire canadienne. À la fin de 2025, le prix Giller a mis fin à son partenariat avec Indigo Books après des années de protestations de groupes tels que Can Lit Responds et No Arms in the Arts. Le prix Giller avait également rompu ses liens avec le sponsor principal Scotiabank plus tôt cette année.
La lettre appelle la communauté littéraire à exiger des entreprises qu’elles rendent des comptes quant à leur soutien financier à l’armée israélienne. Elle exhorte les auteurs à rejoindre le boycott afin de s’opposer à ce que les signataires qualifient de complicité d’Indigo dans la destruction de Gaza.